Programme    

Palestine/Israël

Mission découverte 2022

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Date 29/05/22

AFPS Alsace

Après le vol Mulhouse/Tel Aviv :

Arrivée du groupe à,la maiosn d'Abraham...

Anas est retenu à la douane de l'aéroport Ben Gourion...

Départ  Mulhouse Bâle

Dimanche 29 mai, nous sommes tous venus, nous sommes tous là.

Premier message de Mireille sur le groupe WhatsApp de la mission Palestine 2022 : « vous êtes bien réveillés…on part ».

Tous réunis dans le hall 4 de l’aéroport Bâle-Mulhouse, nous sommes 13 sur les 16 prévus au départ.

A 4 heures, ouverture du checking, nous passons tous ensemble. Sur la carte d’embarquement, soit bleu, soit rouge, le rouge impliquant un contrôle, c’est sur Anas que tombe le contrôle aléatoire.

Les employés du checking d’Easy Jet  nous réclament un masque que nous savions ne plus ête obligatoire. Pas de pass vaccinal à montrer mais contrôle de la carte verte.

Le vol est sans histoire. Nous arrivons à l’aéroport Ben Gourion à Tel Aviv.

A la sortie de l’avion nous nous engageons dans une grande rotonde avec des machines avec appareil photo. Nous en ignorons la fonction exacte mais nous finissons par comprendre que nous devons tous y poser notre passeport, regarder l’objectif et automatiquement la machine nous délivre le visa d’entrée valable 3 mois.

Nous passerons ensuite le contrôle des passeports en groupe dans une queue plus rapide que les autres. Seuls Anas et Gaëlle, un peu à l’écart, vont être retenus. Gaëlle finit par passer et nous nous retrouvons à 12 devant l’arrivée des bagages,  récupérés sans problème, y compris ceux d’Anas.

« Dura lexsed », le groupe n’attend pas Anas qui est retenu et passe la douane derrière laquelle nous attend notre chauffeur du microbus qui va nous amener à la « Maison d’Abraham », à Jérusalem.

Le chauffeur nous dit que nous sommes ses premiers clients depuis deux ans. Nous ne manquons pas de remarquer le style méditerranéen de la conduite, mais nous arrivons sans encombre à notre hôtel.

Sur le parcours des policiers et des militaires sont assez nombreux aux alentours de Jérusalem, y compris devant le portail de la « Maison d’Abraham », où nous sommes arrivés vers 14 heures.

Mireille nous a prévenu « pas question de descendre en ville en raison «de la marche israélienne des drapeaux » commémorant la prétendue réunification de Jérusalem. Il risque, en effet, d’y avoir du grabuge autour de l’esplanade des mosquées de la part des contre-manifestants palestiniens.

La maion d'Abraham qui nous accueil, est une maion d'hôtes appartenant à l’église Cyriaque. Elle est  gérée par le Secours Catholique qui la loue. Elle est magnifique avec un immense bâtiment central en pierres de taille et des petites maisonnettes dans le grand parc attenant.

Après deux heures de repos, nous nous sommes réunis dehors pour régler à Mireille les frais de séjour qu’Issa viendra chercher dans la soirée, s’il arrive à traverser les nombreux check-points.

Nous sommes ensuite montés sur la terrasse de la « Maison d’Abraham » où flotte un immense drapeau français.

Nous avons une magnifique vue sur Jérusalem avec, au nord-est, la veille ville et au nord-ouest le Mont des Oliviers et un grand cimetière juif. Alors que Mireille nous décrit la vieille ville en détail, le directeur de la « Maison d’Abraham » vient se présenter, il complète les explications de Mireille et répond à nos nombreuses questions. Au loin, nous entendons des explosions de bombes lacrymogènes et peut-être même des coups de feu. Nous voyons clairement le défilé de drapeaux israéliens qui longent les murailles de la vieille ville, défilé clairsemé et un nombre relativement faible de manifestants. Le directeur de la « Maison d’Abraham » nous raconte qu’au point de départ du défilé les juifs militant contre l’annexion du quartier musulman viennent distribuer des fleurs aux contre-manifestants palestiniens.

A nos pieds, se trouve le quartier palestinien de Silwan (59 000 habitants) , autour duquel les occupants israéliens ont commencé des fouilles pour retrouver les premières traces de l’ancien Jérusalem, celui du roi David. Les Palestiniens qui y habitent sont tous menacé d’expulsion et des maisons commencent à s’écrouler à cause des fouilles.

Mireille constate que les habitations palestiniennes au nord de la Maison d’Abraham ont presque toutes disparu. Des barres de logements de colons les ont remplacées. Un grand drapeau israélien y flotte. Seule une petite maison palestinienne résiste encore malgré les pressions de plus en plus importantes pour qu’ils abandonnent le quartier. Ils ont bien du courage noyés comme ils le sont parmi les colons.

Avant de prendre congé, du directeur de la « Maison d’Abraham » nous lui demandons quelle est la signification du drapeau français sur le toit. S’agit-il d’une extraterritorialité au même titre  qu’une ambassade ? La réponse est non. C’est un usage. Le drapeau était là quand il est arrivé. Il a demandé aux voisins palestiniens si le drapeau les dérangeait et s’ils voulaient qu’il l’enlève. Ils ont unanimement répondu que non, pour eux c’est une sorte de protection.

Nous avons diné à l’hôtel à 19 heures, puis Issa nous a rejoint. Nous avons tenu une réunion de groupe pour revoir le programme qui a un peu évolué.

Vers 21 heures, pendant la réunion, Anas est enfin arrivé. Il a été relâché après une garde à vue mouvementée. Il a rejoint Jérusalem en train, puis à pied de la gare à la « Maison d’Abraham ». Il nous dit qu’il avait beaucoup de choses à nous raconter…