Occupation et colonisation de la Cisjordanie
La Cisjordanie est au cœur d’une injustice. Occupée depuis 1967, elle est aujourd’hui fragmentée par les colonies illégales, les checkpoints et la dépossession systématique des Palestinien·nes. Les colonies israéliennes ne sont pas de simples habitations. Elles incarnent un projet politique de confiscation des terres et de domination économique, soutenu par des gouvernements et des entreprises étrangères. Qu’est-ce que la Cisjordanie ?
Environ 3,4 millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie. Au moins 900 000 sont des réfugiés enregistrés, dont environ 25 % dans 19 camps. La Cisjordanie est environ 15 fois plus grande que Gaza.
Depuis 1967, Israël occupe illégalement la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Cette occupation comprend le transfert de civils israéliens dans des colonies construites sur des terres palestiniennes — une violation du droit international.
La Cisjordanie est divisée en 3 zones :
Zone A (18 %) : Sous contrôle de l’Autorité palestinienne, mais soumise à de fréquentes incursions militaires et démolitions israéliennes. • Zone B (22 %) : Contrôle civil palestinien, contrôle sécuritaire conjoint avec Israël. • Zone C (60 %) : Contrôle total israélien. La plupart des colonies et avant-postes s’y trouvent. Abritant la majorité des ressources naturelles et des terres agricoles de Cisjordanie, la Zone C est cruciale pour le développement palestinien — mais les restrictions israéliennes coûtent à l’économie palestinienne 3,4 milliards de dollars par an. Les actions d’Israël en Zone C équivalent à une annexion de facto. Par l’accaparement des terres, l’expansion des colonies et le transfert de pouvoirs administratifs, Israël renforce son contrôle sur la Cisjordanie. Or une annexion de ce type est illégale en droit international.

À lire sur le site d’Amnesty
Télécharger le rapport et la synthèse
- Erasing anything Palestinian – Amnesty International report (PDF, 5,29 Mo)
- Synthèse rapport Eradiquer toute présence palestinienne (PDF, 24,25 Mo)