Photo titre : Des Palestiniens de Gaza regardent le match Egypte-Argentine de la Coupe du monde 2026, le 7 juillet (OMAR AL-QATTAA / AFP)
La barbarie d’Israël dans toute sa laideur, son horreur, et surtout, sa banalité. On dit que le sport rassemble les gens et les peuples, notamment le football, surtout le temps d’une Coupe du monde. Oui tout à fait, disons tout le monde à l’exception des psychopathes de Tsahal.
Il a beau avoir carte blanche de Joe Biden et de Donald Trump pour dévaster 84 % de la bande de Gaza, tuer et blesser 300 000 Palestiniens, déplacer 2 millions de personnes, et pour poursuivre ses actions dévastatrices sur le Liban, détruisant 50 % de la zone de sécurité occupée au Sud Liban, tuant et blessant plus de 20 000 Libanais, et déplaçant un million de personnes, le boucher de Jérusalem, Benjamin Netanyahou, n’est pas complètement rassasié, Israël n’est pas totalement satisfait.
C’est que l’armée israélienne a beau avoir tout l’arsenal des Etats-Unis à sa disposition pour accomplir ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité, en toute impunité grâce aux soutiens des leaders occidentaux et à la complicité des leaders orientaux, il y a quelque chose que les ponts aériens et les tapis de bombes n’arrivent pas à détruire depuis près de trois ans.
Ils ont tout essayé, rien à faire. Le déchainement militaire hystérique de l’État hébreu au Moyen-Orient ne parvient pas à écraser la volonté de vivre du Liban et de Gaza. Pire encore, les Israéliens n’arrivent pas à empêcher les Libanais et les Palestiniens de vibrer pour leurs équipes favorites au Mondial. Faute de pouvoir se débarrasser des deux populations, l’armée israélienne a décidé de s’attaquer aux donneurs d’espoir, ceux qui permettent aux Libanais et aux Palestiniens de vivre et de vibrer, comme ils s’attaquent à ceux qui soignent, qui informent ou qui reconstruisent.
Ça se passe dans la bande de Gaza, les Palestiniens se sont rassemblés dans la joie et la bonne humeur. Il y a un match de football, il oppose en huitième de finale l’Argentine à l’Égypte, avec qui Gaza est apparentée, et donc une belle occasion de s’évader de ce camp de concentration, durant 1 h 45 top chrono, sauf prolongation. Comme chaises il y a les bâtiments effondrés. Comme gradins il y a les ruines. Le sourire est sur tous les visages des survivants. En cause, une fan zone et un grand écran, l’illusion d’un court laps de temps qu’on est comme le reste du monde. Ce « luxe » n’est devenu réalité que grâce à un homme palestinien, Mohammed al-Wahidi, le directeur du Comité égyptien de secours, une organisation connue et appréciée des Gazaouis pour un travail humanitaire remarquable depuis le 7-Octobre (2023).
Et voilà, faute de pouvoir s’attaquer au « sourire » de cette foule pacifique réunie autour du ballon rond, l’armée israélienne a décidé de tuer l’homme qui a permis à cette expression joyeuse de gagner les visages et les cœurs des Gazaouis, quelques minutes avant le coup d’envoi. Deux frères, des enfants de 8 et 10 ans ont été éliminés dans la foulée. Comme d’habitude, Israël justifiera cet énième crime de guerre par « cette frappe visait un membre du Hamas », en ajoutant la baliverne habituelle à destination des vecteurs de l’ignoble propagande israélienne en Occident, « l’incident fait l’objet d’une enquête ».
Mohammad al-Wahidi était connue pour sa gentillesse, son intégrité et sa générosité, tout ce que déteste l’armée terroriste israélienne. Celle-ci n’est pas à sa première élimination d’un donneur d’espoir, un travailleur humanitaire dans le cas présent. Elle en a éliminé 593 depuis deux ans et demi, uniquement dans le domaine humanitaire. Et c’est avec ces psychopathes du régime israélien que des pauvres naïfs au Liban, au Moyen-Orient et dans le reste du monde, croient pouvoir vivre en paix, sans passer par l’étape du jugement et des sanctions.
Orient-Occident Tribune – Facebook – 11 juillet 2026